Revalorisation du SMIC au 1er juin 2026

Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) a fait l’objet d’une revalorisation le 1er juin 2026. Cette hausse, directement liée à l’inflation, entraîne des conséquences concrètes pour les employeurs.
Quels sont les nouveaux montants ? Quelles obligations en découlent ? Retrouvez les informations essentielles dans cet article.
Quel est le montant du SMIC au 1er juin 2026 ?
Un arrêté du 22 mai 2026 fixe le SMIC horaire brut à 12,31 € à compter du 1er juin 2026, contre 12,02 € auparavant, soit une hausse de 2,41 % (arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance). Le SMIC mensuel s’établit ainsi à 1 867,02 €.
Cette revalorisation résulte du mécanisme légal d’indexation automatique déclenché lorsque l’indice des prix à la consommation augmente d’au moins 2 % (art. L. 3231-5 du Code du travail). Elle peut donc intervenir en cours d’année.
À Mayotte, un régime spécifique s’applique avec un SMIC horaire fixé à 9,56 € au 1er juin 2026 et un salaire mensualisé de 1 449,93 €.
Le principe de la mensualisation
L’augmentation du SMIC horaire entraîne une revalorisation mécanique des salaires mensuels.
Ce passage du taux horaire au salaire mensuel repose sur le principe de mensualisation du salaire.
Concrètement, la base de 151,67 heures figurant sur les bulletins de paie correspond à une moyenne mensuelle du temps de travail : (35 heures × 52 semaines) / 12 mois.
La mensualisation permet de lisser la rémunération sur l’année : le salarié perçoit ainsi le même salaire chaque mois, indépendamment du nombre de jours travaillés (mois courts comme février ou présence de jours fériés).
Sans ce mécanisme, la rémunération varierait chaque mois en fonction des heures réellement travaillées.

Quelles obligations pour les employeurs ?
La revalorisation du SMIC impose une obligation immédiate : aucun salarié ne peut être rémunéré en dessous du minimum légal.
Vous devez donc ajuster sans délai les salaires devenus inférieurs au SMIC.
En revanche, aucune augmentation automatique n’est requise pour les salaires supérieurs. De plus, les clauses d’indexation des salaires sur le SMIC sont interdites (art. L. 3231-3 du Code du travail).
Toutefois, vous pouvez librement tenir compte de l’inflation dans votre politique salariale afin de maintenir la cohérence interne des rémunérations.
Quel impact sur les cotisations et paramètres sociaux ?
La hausse du SMIC en 2026 présente une particularité importante : elle n’est pas immédiatement prise en compte dans le calcul de la réduction générale des cotisations patronales (RGDU).
Le paramètre SMIC utilisé reste celui applicable au 1er janvier 2026, sous réserve de confirmation par décret..
Par ailleurs, le minimum garanti est revalorisé à 4,35 €. Il est notamment utilisé pour l’évaluation des avantages en nature repas dans certains secteurs comme les hôtels-cafés-restaurants.
Conclusion
Même en l’absence d’obligation légale d’augmentation générale, les employeurs doivent rester vigilants aux phénomènes de tassement des salaires, notamment entre les niveaux les plus bas et les premiers niveaux de qualification.
Une politique salariale adaptée permet d’éviter ces déséquilibres et de préserver l’attractivité de l’entreprise.
Vous souhaitez sécuriser vos pratiques RH et être à jour des dernières évolutions légales ?
L’Académie RH, organisme certifié Qualiopi, vous accompagne avec un panel de formations opérationnelles en droit du travail, adaptées aux enjeux des entreprises.
FAQ
Le SMIC est-il obligatoire pour tous les salariés ?
Oui, tout salarié majeur doit percevoir au minimum le SMIC, sauf exceptions prévues par la loi.
La mensualisation garantit-elle un salaire identique chaque mois ?
Oui, sauf en cas d’absence non rémunérée ou d’heures supplémentaires, qui viennent modifier le salaire.
Le SMIC peut-il évoluer en cours d’année ?
Oui, en cas d’inflation supérieure à 2 %.
L’employeur doit-il augmenter tous les salaires ?
Non, seuls les salaires inférieurs au SMIC doivent être ajustés.
Peut-on indexer les salaires sur le SMIC ?
Non, cette pratique est interdite par le Code du travail et le code monétaire et financier.
.webp)
